S’il est sans doute l’un des plus jeunes partis pirates, ce n’est sans doute pas l’un des plus frileux. Alors que la technologie BitTorrent est étroitement surveillée par les ayants droit, le Parti pirate canadien vient de lancer son propre tracker de fichiers torrent… en attendant d’être officiellement enregistré comme parti politique au Canada.
Alors que le Parti pirate canadien cherche toujours à devenir un parti politique à part entière (il lui manque 150 procédures d’adhésion sur les 300 nécessaires pour que la formation soit enregistrée par les autorités canadiennes), cela n’empêche évidemment pas les responsables canadiens de faire déjà quelques déclarations fracassantes. Hier, le mouvement a annoncé le lancement de son propre tracker BiTorrent, dont l’objectif sera de promouvoir le contenu libre.
Jusqu’à présent, le peer-to-peer souffre d’une image particulièrement négative chez les non-initiés. Les hommes politiques, les industries culturelles ou les organisations anti-piratage voient dans cette technologie la porte ouverte à la violation permanente et massive des droits d’auteur. Or, si l’échange de fichiers protégés par le copyright est une réalité, cela ne signifie pas pour autant que la totalité des échanges sur Internet est problématique.
Source Numerama

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